Comment sont représentés les mouvements de baise dans notre cerveau ?

Salut les gars et bonne année !

Même si j’ai été occupé pour le mois de Décembre, chose promise, chose due. Dans ce topic, je vais ouvrir un sujet concernant la représentation de nos mouvements, et notamment des mouvements utilisés pendant la baise. Je vais tenter de développer sur comment ces mouvements sont représentés et stockés dans notre système nerveux central.

Partons donc du système nerveux dans un premier temps. Notre système nerveux est une partie intégrante de notre système biologique qui nous permet d’interagir avec notre environnement. Il est généralement divisé en deux parties : le système nerveux central qui comprend cerveau et moelle épinière et le système nerveux périphérique qui comprend l’ensemble des autres nerfs qui ne font pas partie du cerveau et de la moelle épinière. Avec le système nerveux, on peut tout d’abord prélever des informations dans notre environnement, grâce à nos sens comme la vue, le toucher, l’ouïe… Ces informations sont ensuite acheminées par nos nerfs jusqu’à notre cerveau puis traitées par ce dernier. Et afin de répondre aux informations qui nous parviennent, nous sommes ensuite capables de délivrer une réponse motrice adéquate.

Exemple : Le petit cul de votre copine passe devant vous. Vous percevez cette information avec vos sens, notamment la vue. L’information visuelle est acheminée jusqu’à votre cerveau. Votre cerveau traite l’information et vous indique qu’un petit cul est situé devant vous. Afin de répondre à cette information, vous réalisez une réponse motrice, vous envoyez la main pour donner une petite tape sur le cul de votre copine.

Lorsque la réponse motrice est réalisée, nous percevons alors de nouvelles informations avec nos sens, car en interagissant de manière motrice avec notre environnement, nous l’avons modifié. Le flux d’informations qui nous parvient est continu grâce aux retours sensoriels que nous percevons et qui suivent notre réponse motrice.

Exemple : Vous avez mis une petite tape sur le cul de votre copine. Une nouvelle information vous parvient, le cul de votre copine se dandine légèrement suite à votre tape.


Figure 1 : Illustration de la boucle sensorimotrice. On perçoit les entrées sensorielles grâce à nos sens. L’information est ensuite acheminée jusqu’au système nerveux central puis traitée. Lorsque l’information est traitée, nous pouvons ensuite produire une sortie motrice. Le flux d’information est continu grâce au retour sensoriel qui donne de nouvelles entrées sensorielles suite à la réalisation de la sortie motrice.

Ceci était pour la petite introduction sur notre système nerveux et sur notre manière d’interagir avec notre environnement. Sur le papier, notre système nerveux semble donc assez performant et puissant. Pourtant il a de nombreux défauts qui font qu’il pourrait presque passer pour un système qui pue la merde. Voici les principaux défauts de notre système nerveux :

  • Le VIEILLISSEMENT. Nous vieillissons, ce qui se traduit par une dégradation lente mais progressive de notre système nerveux. En vieillissant, on perçoit moins bien les informations, nos sens se dégradent, l’information est moins bien acheminée jusqu’à notre cerveau et nos habilités motrices sont moins efficaces, plus lentes, moins sûres.
  • Le BRUIT. Du bruit est présent dans l’ensemble de notre système nerveux. Et par bruit je veux dire « signal parasite ». Ce signal parasite va très légèrement venir perturber l’influx nerveux, rendant ainsi notre transmission nerveuse imparfaite. Ce signal parasite continu va notamment nous empêcher de réaliser de manière totalement identique deux fois le même geste. Il est impossible de réaliser à l’identique le même tir au tir à l’arc deux fois de suite ou de réaliser à l’identique le même tir au football deux fois de suite. Ce signal parasite continu va également nous empêcher d’être totalement immobile en nous tenant debout. Il y aura toujours des micro-mouvements et une légère oscillation de notre centre de gravité.
  • Les DELAIS. Notre système nerveux est soumis aux délais. Il faut du temps à notre système pour percevoir l’information et l’acheminer jusqu’à notre cerveau. Et il faut du temps à notre cerveau pour donner l’ordre de réaliser un mouvement en réponse à l’information perçue. Si je reprends l’exemple du petit cul, il faut compter un délai allant de 0,2 à 0,4 seconde entre le moment où nous percevons le cul et le moment où notre main commence à bouger. Ce constat fait que nous vivons dans le passé, on réagit à des informations avec 0,2-0,4 seconde de retard.

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Figure 2 : Petit cul. Tu pourras le toucher oui, mais 0,4 seconde après l’avoir vu !

Heureusement, notre système nerveux dispose de solutions pour lutter contre ces défauts. Pour lutter contre le VIEILLISSEMENT, notre système nerveux se renouvelle continuellement. Dans la limite du possible bien évidemment car malheureusement le vieillissement est inéluctable.

Pour lutter contre le BRUIT, notre système nerveux nous permet de stocker des informations en mémoire et d’atteindre un degré d’expertise. En faisant ça on diminue la variabilité de nos mouvements qui est causée par le bruit et on rend facile et intuitive l’utilisation d’un geste. Au début c’est toujours difficile d’apprendre un nouveau geste ou une nouvelle activité, car il faut y mettre beaucoup d’attention et d’énergie. Mais avec l’entraînement et les répétitions, le geste ou l’activité s’intègre en mémoire et devient plus facile à réaliser. Par exemple, au début il était sans doute difficile d’apprendre à faire du vélo, mais une fois que les gestes liés à cette activité sont stockés en mémoire grâce à l’entraînement, faire du vélo devient facile et naturel. Certains gestes, comme ceux qui permettent de faire du vélo, sont tellement robustes qu’ils sont généralement stockés en mémoire pour l’ensemble de notre vie. Une fois qu’on sait faire du vélo, on ne repasse plus par la case débutant. Pour les mouvements de baise c’est le même procédé. Lors des premières fois, les mouvements sont assez désordonnés, demandent beaucoup d’énergie et d’attention. Mais avec l’entraînement et l’expérience, les mouvements de baise deviennent facile à réaliser et sont beaucoup moins coûteux en énergie et en attention. Par exemple : pour votre premier full nelson avec une partenaire, vous allez galérer rien que pour soulever le poids de votre partenaire et lui maintenir ses jambes avec vos bras. La recherche de l’équilibre dans cette position est déjà difficile, mais en plus de ça vous allez devoir envoyer des coups de bite. La tâche est très coûteuse en attention et en énergie pour les premières fois, mais lorsque vous êtes suffisamment entraînés sur cette position, la réaliser devient beaucoup plus facile, car les mouvements sont stockés en mémoire.


Figure 3 : Full nelson. Il va falloir en mettre des coups de bite avant de maîtriser cette position !

Pour lutter contre les DELAIS, notre système nerveux est capable de prédire les conséquences de ses actions lorsque le geste est réalisé. Il doit le faire, car sinon nous serions obligés de vivre avec un délai, un lag constant de 0,2-0,4 seconde sur chacun de nos gestes. Nous aurions ainsi un « modèle interne » qui nous permet de prédire les conséquences de nos actions. Ainsi, pas besoin d’attendre le retour sensoriel puisque notre système a déjà prédit grâce au modèle interne les conséquences de nos actions. Ensuite le « retour sensoriel réel » peut être comparé avec le « retour sensoriel prédit » afin de voir si le geste était adéquat, si la prédiction était pas fausse…etc. Un exemple montrant que nous sommes capables de prédire les conséquences de nos actions : il n’est généralement pas possible de se chatouiller soi-même. Il n’est pas possible de se chatouiller car lorsque nous voulons nous chatouiller, notre modèle interne prédit les conséquences de notre action. Il s’attend à ce que notre main vienne grattouiller notre flanc lorsqu’on commence à réaliser le geste et du coup les sensations réelles sont amoindries. Mais lorsque c’est une partenaire qui cherche à nous chatouiller, on ne peut pas prédire les conséquences de son action car on n’a pas accès à son modèle interne, du coup les sensations réelles ne sont pas amoindries, et là ça chatouille vraiment. Il en est alors de même pour l’action de branler. Les sensations sont plus intenses lorsque c’est une partenaire qui branle, car lorsque nous nous branlons, notre modèle interne prédit les mouvements de va et vient de notre main, ce qui amoindrit les sensations réelles. Les personnes souffrant d’éjaculation précoce avec partenaire peuvent alors être des personnes qui sont décontenancées face à l’absence de pouvoir prédire leurs mouvements et qui reçoivent un (trop) gros shot de sensations de la part des mouvements de leur partenaire.


Figure 4 : Illustration du modèle interne. La commande motrice est envoyée. Dès le moment où l’ordre de la commande motrice est délivré, un modèle interne du geste est crée par le système nerveux central. Ce modèle interne est capable de prédire les conséquences de la commande motrice. Ceci permet au système nerveux d’avoir une estimation des conséquences de son action avant d’avoir le retour sensoriel, qui est lui soumis aux délais. La prédiction (retour prédit) est ensuite comparée avec ce qui se passe dans la réalité (retour réel) afin de calibrer notre système pour réaliser des mouvements toujours de plus en plus efficaces avec de bonnes prédictions.

Voilà j’espère que c’était clair et pas trop long. Si jamais vous avez des questions n’hésitez pas :wink: L’entraînement fait tout pour avoir pleins d’habiletés motrices stockées en mémoire, alors continuons les gars !

Merci beaucoup pour ce cours, c’est très clair précis et avec des exemples concrets en rapport avec le sujets principal du forum. J’ai beaucoup aimé lire ce poste :grin:

Merci Rudy c’est toujours un plaisir de partager !