Coronavirus et Peste de 1720 à Marseille

Afin que chacun prenne la mesure de ce qui nous attend, je vous propose de parler de la peste de Marseille de 1720. Il y a un parallèle évident entre cette épidémie de peste et la situation actuelle que nous vivons avec le coronavirus. Toutes proportions gardées. C’était il y a tout juste 300 ans. Voyez le détail en résumé.

Résumé

La peste de Marseille en 1720, qu’est ce que c’est?

C’est une épidémie de grande ampleur causée par le bacille de Yersin, une bactérie responsable de la peste. Cette épidémie a frappé la ville de Marseille et la provence entre Mai et Novembre 1720. Elle a causé la mort d’une très large part de la population marseillaise et de Provence.

Pourquoi cette épidémie s’est manifestée?

La maladie a été importée sur le territoire français. Elle a été apportée par un navire, Le Grand Saint Antoine, revenant d’Orient et chargé d’un précieuses ressources composé d’étoffes de soie et de balles de coton. Cette marchandise a une importante valeur à la vente et alimente des industries de luxe.

Ce navire a besoin d’assurer la préservation des marchandises en chassant l’humidité, et pour cela il utilise de la cendre, qui est chargée en Syrie. C’est en Syrie qu’une épidémie de peste est à l’oeuvre.

Le problème c’est que sur la route du retour, des hommes commencent à mourir à bord. En tout 9 personnes, dont le chirurgien du navire. Ces décès entraînent la mise en quarantaine du navire à Livourne en Italie, le navire est gardé par des soldats en armes.

Le navire reprend la mer et se rend à Marseille en France. A son arrivée un nouveau marin meurt. Son corps est transféré à terre aux infirmeries. Puis c’est au tour des marchandises de valeur, qui sont a leur tour débarquées, et enfin les balles de coton.

La décision de décharger ont été prises suite aux pressions des propriétaires et des politiques locaux. A l’époque, l’échevin, sorte de maire, est aussi l’affréteur du navire et donc propriétaire de sa cargaison. Cette décision de décharger est contradiction totale avec la procédure de quarantaine appliquée normalement aux navires.

Les puces présentes dans les balles de coton et les tissus du Grand Saint Antoine dispersent la maladie dans toute la ville, provoquant la mort de près de 40% de la population marseillaise, soit environ 30.000 personnes. Au plus fort de l’épidémie, 1000 personnes meurent quotidiennement, les hôpitaux sont débordés, les services funéraires également. On jette les cadavres dans des fausses que l’on recouvre de chaux vivre. L’épidémie s’étend ensuite dans toute la Provence, et occasionne entre 90.000 et 120.000 victimes supplémentaires.

Pourquoi cette épidémie de Peste présente des similitudes avec l’épidémie de Coronavirus de 2020?

  • Le virus responsable de la maladie a été importé en Europe. Cette fois, pas de navire, mais le transport aérien, qui a servi de vecteur de propagation.

  • Le virus a pu facilement franchir les frontières car aucune mesure sanitaire n’est en place en 2020 en raison d’une réduction conséquente des menaces virales et bactériennes ce qui a fait baisser la garde des nations mondialisées. Pourtant la menace aurait pu être prise au sérieux beaucoup plus tôt.

  • Une fois sur place, le virus est dispersé par ses porteurs aux quatre coins de l’Europe, sans qu’aucune isolation ne soit possible.

  • Les autorités ne prennent pas en compte la menace et permettent à la maladie de s’implanter par idéologie ou avidité en refusant d’admettre le danger, afin de na pas compromettre l’économie. Comme dans le cas du Grand Saint Antoine, la cargaison a une valeur très importante et les autorités refusent la mise en quarantaine.

  • Il est déjà trop tard lorsque les autorités commencent à agir. En 1720, le dispositif de quarantaine a été instauré afin de limiter les risques d’épidémie, les maladies étant difficilement maîtrisables du fait du manque de connaissances médicales.

  • Dès le début de l’épidémie, les services de santé sont dépassés par la situation.

  • La ville de Marseille puis toute la Provence sont placées en quarantaine.

  • Au plus fort de l’épidémie, c’est 1000 personnes qui meurent quotidiennement.

  • Arles, Aix en Provence et Toulon sont touchés à leur tour.

  • Un cordon sanitaire est mis en place autour de la Provence : le mur de la peste.

  • Il faudra 5 mois pour enrayer l’épidémie.

  • La peste revient en 1722.

Témoignage d’époque en résumé :

Résumé

Mme Leprince de Beaumont: « Les rues, les devants des portes étaient couverts de malades qui confondus avec les mourants, étaient abandonnés de tout le monde, les hôpitaux ne pouvant plus les contenir. On y rencontrait peu de monde, personne n’osant paraître dans les rues sans un besoin absolu. (…) Heureusement l’évêque de Marseille, accompagné de quelques ecclésiastiques, portait des secours spirituels et corporels à tous les malades sans distinction de rang. »

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si le gouvernement ne réagit pas vite c est 3 millions de morts directs et indirects qu il y aura en France…

À Arles -en guise de repentance pour mauvaise gestion municipale probablement-, les notables ont préféré creuver avec leurs habitants (action commémorée par un beau cenotaphe déplacé -depuis le site de la Leprerie (autre période faste de la ville) - et visible aujourd’hui dans l’ancienne nécropole des Alyscamps). *je conseille cette visite 100% funéraire (de l’époque paléochrétienne à nos jours). Allez on garde le moral !

-Que feront les municipaux aujourd’hui (après avoir forcé la population à aller voter). Rien,car il n’ont nulle part où aller (le covid est beaucoup plus étendu et mondialisé)?

@Von_G1 ça me rappelle le bon temps :joy:

Tant mieux ça virera les parasites

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@Tom_G1 tu l’as dit : vivement qu’ils dégagent tous ces abrutis.

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Bah sélection naturel

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Le virus n’est pas sélectif, même Mohammed Henni l’a compris.

Un neuneu qui le chope par laxisme le diffusera à son tour, touchant n’importe qui, même les non neuneus.

Donc ça ne virera pas que les parasites loin de là :grinning:

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Oui je l’ai bien compris j’essaie de prévenir mon entourage du mieux que je peux mais les inconscients y passeront.

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Petite précision quand la peste a frappé Marseille en 1720, cela faisait 70 ans qu’il n’y avait pas eu d’épidémie, hors Marseille avait déjà été le point d’entrée de la peste de 1348. Comme quoi le relâchement peut avoir des conséquences gravissimes, et malheureusement, l’homme a trop tendance à considérer ses aînés comme de sombres crétins pecnos sans essayer de mesurer qu’il peut être confronté aux mêmes problèmes.

Ecoutez les vieux sages.

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En 1832 c’est le choléra (Provence et Nord Italie // film hussard sur le toit pour ceux qui voyent). on peut se faire un historique de toutes les pandémies histoire de ce mettre en confiance :sneezing_face: