Education des enfants

Je me demande depuis un moment comment je pourrais servir au mieux la communauté.

Je suis enseignant. Je suis actuellement en train de terminer un diplome en Suisse pour etre enseignant en primaire, mais j’ai travaillé avec des enfants entre 2 et 15 ans pendant maintenant plus de 10 ans. J’ai donc une expérience en sciences cognitives et en éducation qui pourrait vous servir.
Je n’ai pas d’enfants moi-même. Donc pour ce qui est du coaching parental, je m’y prendrais vraiment avec des pincettes. Je précise aussi parce que le jour ou je balance mes théories, je vois à 3 km le père de 3 gosses me sauter à la gorge pour me dire que je dis de la merde.

Mon domaine d’expertise pourrait plutot s’axer sur les sciences cognitives et la manière dont on inculque les savoirs à l’enfant. Aussi, par extension comment acquérir soi-même des connaissances.

Je créée se post pour demander à la communauté si un tel apport pourrait susciter une demande. Il n’y a peut etre pas beaucoup de parents parmi nous.

Cela dit, une communauté forte doit s’armer d’outils éducationnels solides.

Alors, qu’en dit le peuple?

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Et j’ai envie de te dire penser à quoi la communauté peut te servir aussi

Ca je ne le traiterai pas du tout. On n’a pas d’emprise la dessus. On ne peut pas travailler sur son code génétique -> pas intéressant.

Concernant ce sur quoi on peut agir en tant qu’adulte dominateur-bienveillant, il y a énormément de connaissances en sciences cognitives qui peuvent aider à avoir une influence positive et à éviter à ce que l’enfant évolue par oppisition à ce qu’on lui inculque (ce qui est un risque de la domination).

Oui effectivement la société actuelle tend à foutre en l’air l’être humain dès le berceau. Beaucoup de parents inconscients créent de petits handicapés mentaux parce qu’etre u bon parent c’est une notion très abstraite et un objectif inaténiable.

C’est déjà le cas, notamment en France. J’ai assisté il y a pas longtemps à une conférence de scientifiques français qui font des expériences de neurosciences cognitives dans les écoles en France. Ils sont à la ramasse. Ils en sont à redécouvrir des choses qui sont déjà tenues pour évidentes par les sciences cognitives depuis 5 ans. Mais on avance.

Elle me sert déjà beaucoup. Ce forum est un outil très intéressant pour moi.

C’est un outil. Ca peut etre utile. Mais ca doit pas remplacer le travail de l’enseignant.
Les résultats doivent etre visionnés après la leçon pour récolter des données, mais pas pendant. Sinon l’enseignant focalisera moins son attention sur les élèves que sur cet outil. Il doit développer sa propre compétence à évaluer l’attention des élèves et doit fonctionner directement avec eux.
Ca peut réellement permettre d’optimiser la conception didactique des leçons donc pas mal du tout. Mais on est plus sur un outil de recherche que d’éducation.

A vrai dire, il manque pas grand chose.
Les si les neurosciences cognitives sont à leurs balbutiements, les science cognitives permettent déjà énormément de choses et les pédagogues et didacticiens ont déjà largement pu appliquer ces connaissances dans des méthodologies d’enseignement.
Le problème, c’est qu’il faut des profs pour appliquer ces méthodologies.

Investir dans la recherche en neuroscience cognitive aujourd’hui, alors que les écoles sont pas foutues d’adopter des principes didactiques qui ont déjà un siècle, c’est absurde.
Ce qu’il faut, c’est que les écoles publiques s’inspirent à mort de Montessori, Freinet, Piaget et compagnie et que le gouvernement investisse à mort dans l’éducation.

Bonjour,

il serait intéressant, de connaître les différents moyens d’inculquer le savoir, les valeurs …
par exemple entre :
enfants/adultes, entre personnes souhaitant apprendre/et personne fermées.

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C’est ce que j’ai choisi pour mes chiards. Par contre c’est totalement en dehors du système éducatif français, ce sont ce que l’on appelle des écoles hors contrat donc tout est à tes frais (environ 500 balles mensuels par gosse sans les repas, multiplie ensuite par le nombre d’enfants que tu as).

Astuce de pince pour offrir une éducation de qualité à ses enfants à un coût de revient optimisé au maximum :crab: :euro: : choisir une école privée hors contrat à statut juridique associatif.

De par ce biais tu défiscalises 66% du montant de la scolarité annuelle en «transformant» les frais de scolarité de tes descendants en dons associatifs :ok_hand: :crab: :sweat_smile:

À 5000 euros l’année par gosse (tu paies ces écoles sur 10 mois généralement) ça peut aller très très vite :chart:

Ça fonctionne parfaitement, technique validée par Silvio depuis quelques années :+1:

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Limité à 20% du revenu imposable du foyer.

Tu plaisantes ? Je ne soutiens PERSONNE hormis ma famille, ou mes amis si un jour ils avaient des difficultés passagères.

Hier encore j’ai envoyé poliement chier une teen en centre ville qui racolait avec un discours appris par coeur pour le compte une association de gauchistes à la con … :crab: Je lui ai dit que je n’avais pas de monnaie, que j’allais à la boutique Hermès acheter un sac à main pour ma femme et que je lui donnerai la monnaie à la sortie. Elle n’avait apparemment pas de réponse sur son script à mon objection …

Après il y a encore un gros paquet d’écoles publiques en campagne où le multiculturalisme est une théorie uniquement vue à la télé. Faut pas pousser :wink:

Au delà du multiculturalisme le soucis est plus du côté de l’enseignant, où tu as 90% de chances qu’il soit gaucho tendance coco et uniquement à son poste par intérêt pour les nombreuses vacances.

Fort heureusement il y en a encore un petit pourcentage réellement là pour enseigner du mieux possible, par convictions, et ce même dans le public. Mais c’est un coup de chance énorme de tomber dessus …

Les écoles privées ca peut etre bien. Le seul problème c’est que ton enfant est coupé d’une certaine réalité sociale. Quelque part je suis reconnaissant d’avoir fait l’école publique. J’ai cotoyé des enfants de tous les milieux sociaux et culturels et ca m’a pas empeché de me développer, parce que j’avais un noyau familial solide et intellectuel qui m’apportait une éducation de qualité. De plus, en me fritant avec des sénégalais et des portugais, j’ai développé ma virilité plus que si j’avais évolué en milieu friqué dans une école Montessori.
En vrai j’ai fait mes 2 premieres années d’école obligatoire à Montessori. C’etait pas mal mais socialement on sent qu’on est isolé d’une réalité.

C’est précisément là dessus que je pourrais intervenir. Tu énonces le sujet global donc il me faudrait 400 pages pour y répondre.

Depuis que je connais JmCorda, je suis très amusé par la manière dont il parle des rituels.
En éducation, le rituel est plus qu’important. L’enfant a profondément besoin que ses apprentissages soient articulés autour de rituels. J’en ai fait l’expérience maintes fois. Créer des rituels bien structurés pour pouvoir enseigner des choses à son enfant/élève, c’est essentiel. Pense à l’histoire qu’on lit avant de dormir par exemple. Avoir un rituel du meme type pour apprendre des trucs, à heure fixe, avec une phrase type qu’on dit a chque fois, etc. c’est super efficace. Ca pourrait s’appeler « L’apprentissage du jour » par exemple.

Ensuite, sur le développement cognitif de l’enfant, il est important d’avoir des notions de Jean Piaget. Il a étudié les stades de développement de l’enfant en jeune age et connaitre ces stades peut t’éviter d’avoir des dialogues de sourds avec ton gosse.
Genre quand ma nièce de 4 ans gueulait « JE SUIS PAS PETITE » et que son père essayait de lui expliquer qu’elle « est pas petite par rapport aux autres enfants mais que par rapport à un éléphant… ». Par ces stades, on comprend ou en est un enfant de cet âge en logique, en langage etc. Ca permet aussi d’identifier quand ton mome a une intelligence particulière. Je pourrai refaire un post pour détailler.

Une personne fermée n’apprendra pas. POINT! Tu iras nulle part si tu essaies d’enseigner à quelqu un de fermer. Ca veut pas dire qu’il n’y a rien à faire.
Une personne qui est fermée a surement de bonnes raisons de l’etre. Elle pourrait en avoir plein. A commencer par ta manière d’enseigner. La première étape c’est, avant d’enseigner, de bien planifier ton enseignement:

  • selon un modèle didactique (basé sur des connaissance en pédagogie quoi).
  • Tu t’assures que tu vas donner du sens à ce que t’enseignes: Si tu enseignes la géométrie, expliques pourquoi c’est fascinant, utile, omniprésent, etc. Propose une activité qui va sortir du cadre purement théorique pour appréhender par exemple l’architecture, la nature, l’image de synthèse ou les arts visuels.
  • Tu t’assure que l’élève sera actif, mais aussi que ton point d’apprentissage sera bien explicité. Juste lui expliquer des trucs ca fonctionne très mal, meme s’il est intéressé.

2ème étape, s’il est vraiment fermé, tu dois comprendre ce que ce sujet représente pour lui. Ne lui demande pas « pourquoi tu te braques » mais plutot, « qu’est-ce que c’est pour toi? » « pourquoi? » etc. Ca s’appelle la maïeutique, c’est Socrate qui l’a inventé, c’est très important de l’utiliser en éducation. Désavantage-> ca bouffe du temps.

Une fois que tu as mieux compris ses représentations, c’est déjà beaucoup plus facile de travailler avec lui. Ca vient naturellement. Il s’ouvre, et toi aussi.

Aujourd’hui, les sciences cognitives avancent qu’enseigner, c’est majoritairement « travailler sur les représentations de l’élève ». Quand je te parle de triangles, je pars du principe que tu as déjà tout un tas de connaissances et de fausses idées sur le sujet, meme si tu as 3 ans. Je vais devoir te mettre dans des situations qui te font utiliser ces représentations fausses ou justes. En repérant quelles sont tes représentations justes, je vais les consolider en les verbalisant ou en te faisant les verbaliser. En repérant les représentations fausses, je vais te mettre dans de nouvelles situations qui te mettent en conflit socio-cognitif, c’est à dire une situation dans laquelle ta représentation fausse t’empeche d’avancer. Tu vas donc devoir modifier cette représentation par toi meme pour pouvoir avancer.

Et c’est comme ca qu’on développe des compétences. Les savoirs tu les as en lisant des livres. Mais pour pouvoir les employer dans des situations concrètes, il faut en faire des compétences. C’est là toute la différence.

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désolé pour le post long.

En fait je fais l’erreur de déjà donner des infos sur les sciences cognitives alors que ce post avait surtout pour but de sonder si ca pourrait etre utile.

Ca doit etre passablement indigeste :rofl:

Cela dit, ca vous donne un échantillon de ce qui peut etre mis en place pour inculquer, par opposition à beaucoup de shémas éducationnels qu’on peut rencontrer dans les foyers comme dans les écoles.

Pas de discour alarmiste.

  1. Comme le dit Silvio, tu peux toujours déménager dans une province bien blanche.
  2. A 80% ce qui déterminera si ton gosse sera un gros tablard ou un génie, c’est le cadre familial. Les familles pauvres ont aussi peu le loisir de travailler sur le développement personnel.
    Or etre pauvre et faire du développement personnel à coin c’est possible, à condition d’avoir les connaissances et la discipline pour. C’est là que la communauté intervient.
  3. Une famille pauvre qui stimule son enfant intellectuellement et lui propose un cadre structuré et rassurant a plus de chances encore de faire un génie qu’une famille de nantis. Non seulement l’enfant a une bonne éducation, mais il a des héros comme parents (qui ont réussi l’exploit d’etre ultra stylés malgré de maigres revenus) et a quand meme eu un lot de galère qui l’a poussé à s’endurcir (a contrario du fils de nantis qui ne connait pas la galère).

J’ai bien aimé le film « la lutte des classes ». Assez représentatif de la problématique que tu soulèves sur l’immigration.

C’est vrai qu’il y a un corrolaire avec l’immigration et le QI mais a ma connaissance, pas avec la race. Je m’explique: Les qui quittent leur pays sont rarement celles qui composent l’élite de celle-ci (exceptions faites d’opposants politiques street credibles, etc.). Quand par exemple la vague d’immigrés portugais et espagnols a débarqué en France, c’étaient des populations majoritairement rurales qui avaient eu peu d’accès à l’éducation et venaient car elles étaient pas capables de se réinventer dans leur pays. La France avait besoins de travailleurs et ça leur a suffi. Du coup, les clichés sur les portugais et les espagnols se sont multipliés mais ils correspondaient exactement à ce à quoi ressemble un français de région rurale à cette époque.

C’est SUPER vrai, et c’est ce qui me bloquait au départ : avoir des gosses incapables d’affronter la société réelle extérieure une fois sorti de leur cocon scolaire. On s’est beaucoup embrouillés sur ce sujet avec ma femme qui ne comprenait pas (sortant elle du privé, contrairement à moi).

Du coup ils font du foot par passion, mais «l’avantage» est que 90% des gamins sont des rebeus de cité avec 8 frères et soeurs, du coup ils sont parfaitement à l’aise dans ce milieu et en connaissent les codes, fourberies, et la violence qui va avec. Ils sont mêmes potes avec les moins pires, donc mes gosses sont éduqués, cultivés, tout en sachant se démerder IRL.

Hier il y avait match, nous étions 2 parents non maghrébins … (hormis un autre père noir, mais médecin).

Sans ça tu fabriques des putains de victimes incapables de se démerder.

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Le jour ou je t’apprends quelque chose Silvio n’est encore arrivé.

Bien vu le foot. C’est très probablement un bon compromis. Arts martiaux aussi? J’ai beaucoup à dire sur les bienfaits des arts martiaux pour les enfants.

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Ca m’étonne l’importance que tu donnes à la religion et à la couleur de peau.
Moi je me demanderais plutot où et comment vivaient ces populations chez eux.

Un Somalien citadin fils de médecin qui migre en France aura beaucoup plus de facilité à s’intégrer qu’un Grec chrétien issu de région rurale. Enfin je parle de cas de figure quasi inexistant, voir pas représentatif. Mais c’est pour illustrer le propos suivant.

Ce qui rend l’intégration difficile c’est pas la race ou la couleur, mais le contraste socio-culturel. Les migrants qui viennent d’Afrique comptent parmi eux des populations rurales qui pour la plupart n’ont jamais vu ne serait-ce qu’un lavabo. De telles personnes arrivent en France directement dans les grandes villes. C’est un cauchemar pour elles et pour tout le monde.
Mais c’est bien la culture et le niveau social qui déterminent la capacité d’intégration et pas la race ou la religion. Y a qu’à voir comme les musulmans issus des Emirats s’intègrent bien (le pétrodollar lubrifie très bien l’intégration).

Le Brésil est un modèle de multiculturalisme mais le Brésil ne connait pas d’immigration de masse depuis plusieurs siècles. Le choc socioculturel s’est fait il y a 400 ans et a plutôt mal évolué. On peut souhaiter sans rougir que dans 400 ans, la France soit un bien meilleur modèle à ce niveau.

C’est très intéressant d’analyser le statut du multiculturalisme dans les autres pays. Mais c’est important de prendre en compte l’âge de chaque vague d’immigration. Si les immigrés italiens d’il y a 60 ans sont maintenant intégré, on peut imaginer que les immigrés syriens actuels auront le meme statut dans 60 ans. Typiquement les Syriens sont un exemple de peuple musulman développé qui a un très bon potentiel d’intégration. Le seul problème est le cadre dans lequel ils arrivent chez nous: Immigration de masse dans un contexte ou il y a deja beaucoup d’immigrés et beaucoup de frustration, islamophobie, …

Bien vu, oui le don aux associations c’est déductible à 66%

Bonjour JhonBernie…

Je suis père célibataire d’un enfant de 9ANS.

Niveau éducation j’essaie mon maximum, les sorties sont sources d’apprentissage.

Souvent de la culture orale.
Pour les mathématiques, je me sers de l’argent.

Je lui demande de compter dans le magasin et puis de payer, et de faire attention sur le rendu de la monnaie.

J’aurais par contre une question pratique.
Aurait tu des conseils pour le motiver à travailler à l’école.

Mon fils l’année dernière a étés livrés à lui-même chez sa mère.
Aucun suivit scolaire.

La maintenant je tente de rattraper le coup.
Pas au niveau du retard de connaissance.
Mais de sa façon de travailler.
Il met beaucoup de temps à faire ses exercices. Donc ne peut finir dans le temps imparti.

La maîtresse ne peut être sur son dos à longueur de journée.
Et ne m’a pas vraiment donné de chose à faire.

Je la vois une fois par semaine pour un bilans.
Cette semaine je lui ai mis une carotte. (Personnage lego).

Mais le but final n’est pas qu’il avance à la carotte mais qu’il travaille de lui même.

Je te remercie pour l’aide.

Pour info oui les rituels, le cadre aide beaucoup.

Pour finir petite anecdote, l’année dernière il a étés dans le beau département.
Très réussi du multi culturalisme.
Bingo le 93.

Il a sus de défendre seul. Sa mère a étés convoqués plusieurs fois. Pour bagarre.

Il ne faisait que se défendre.
J’avais les trois années précédentes avant sont départ donné quelques conseils pour tapper.
Comme quoi tout est utile.

J’ai cru que tu avais baisé l’instit de ton fils, j’ai du relire 3 fois. Dommage, ça aurait été propre :ok_hand:

Certains enfants ont besoin de plus de discipline que d’autres et on ne peut pas tout expliquer à un enfant, surtout à 9 ans. Si c’est un semi branleur jamais tu ne lui feras comprendre à 9 ans que c’est important de bien travailler, etc etc. Il est trop jeune.

Si c’est le bordel chez sa mère tu te dois d’être strict avec lui jusqu’à ce qu’il mûrisse, c’est pour son bien. Mauvais résultats = sanction
Bons résultats = récompense

Comme pour les chiens.

Peu à peu il comprendra puis apprendra à être fier de lui pour des motifs légitimes. Il t’en sera reconnaissant plus tard, mais pour les prochaines années prépare toi potentiellement à ce qu’il te casse les couilles.

@DBL.Ben.G1

Inculquer la discipline aux enfants est un processus beaucoup plus lent qu’on pense.
Le système pavlovien (récompense - sanction) est extremement limité. Les études le prouve et mon expérience me l’a confirmé. L’enfant est constamment soit en attente d’une récompense, soit en attente d’une sanction. La dessus, il y a le principe de pigmalion qui fait que si on l’habitue à la sanction, il finit par s’habituer à être sanctionné parce que ca fait partie de sa construciton identitaire.

C’est pas à bannir non plus. Disons que ca doit faire partie du cadre que tu met (et ca doit etre stricte, bien sur!). Mais ca ne suffira pas.

Tu es déjà sur une très bonne piste. Analysons ce que tu fais lorsque tu utilises l’argent pour les maths:

  1. Tu donnes du sens à ce qu’apprend ton fils à l’école. Chaque jour, des milliers d’enfants demandent à leur prof à quoi « ça sert les maths? » et rares sont les profs qui savent répondre.
    C’est malheureux, mais parfois c’est au parent d’aider l’enfant à mettre du sens sur ses apprentissages.
    ATTENTION: Interdiction formelle de prétendre devant ton fils que tel ou tel chose apprise en classe est inutile. 99,9% ca l’est. Il nous appartient de trouver l’utilité de cet apprentissage (demander à la (un,e) prof est une option). Si vraiment ca te parait inutile, le dire à ton fils ne va pas aider.
  2. Tu lui propose une manière de s’exercer qui est ludique et interactive.
    Alors je sais pas comment travaille la prof de ton fils mais je sais que beaucoup d’enseignants utilisent encore trop souvent des « fiches ». Et les gossent bossent sur des fiches à longueur de semaine et les profs passent leur vie à corriger. Rien de moins pédagogique. Ca parait con mais pour apprendre faut des jeux, faut des couleurs, faut de l’interactif.
    Et bosser en situation réelle, y a rien de plus ludique et interactif.

Concrètement, qu’est-ce que ca veut dire pour toi, en tant que parent. Ca veut dire que tu as le pouvoir de donner à ton fils un gout infini de l’école en t’intéressant à ce qu’il y apprend et en alimentant chaque matière.

Alimenter la matière c’est quoi?
Le but du prof c’est uniquement d’enseigner. Faut qu’à la fin de l’année, l’élève sache faire ça ça et ça.
Toi ton rôle c’est d’aider ton fils à donner du sens à ces apprentissage, à créer des souvenirs agréables de ces apprentissages et surtout à se forger une représentation positive de l’apprentissage. Ça veut dire qu’il AIMERA APPRENDRE DES TRUCS. Ca parait con mais énormément de gosses ont horreur d’apprendre parce qu’on les a dégouté de l’apprentissage à l’école et qu’il y avait peu de stimulation intellectuelle à l’école.

Comment faire?

  1. Questionne ton fils sur ce qu’il apprend à l’école, régulièrement(renseigne toi sur la maïeutique de Socrate. Très bon outil). Tu pourrais instaurer un rituel quotidien de discussion autour d’une branche où il doit « t’enseigner » quelque chose qu’il a appris à l’école.

  2. Demande lui « à quoi tu penses que ca sert d’apprendre ça? » Et surtout ne réponds pas. La réponse doit venir de lui. Si il a des supers réponses tant mieux. S’il en a pas c’est encore plus délicieux! Ca veut dire que vous allez devoir vous mettre en démarche de recherche pour trouver le sens de cet apprentissage. Et tu l’accompagnes dans cette recherche. Ca peut passer par un musée, par questionner des personnes spécifiques, par demander à la prof. Tout est possible. Suivant le temps que tu as à disposition, tu pourras opter pour l’option la plus ludique ou alors la plus simple. Tu le verras peut-être prendre gout à ce genre d’activité. Progressivement il pourra peut etre le faire tout seul, parfois. Sois présent quand tu peux. Mais accorde toi de pouvoir le laisser en autonomie quand il le peut et quand tu en sens le besoin (faudrait pas que ca prenne trop de place non plus).

  3. Transmet ton enthousiasme pour les branches qui te plaisent. Il y aura surement des sujets abordés pour lesquels tu es expert et que tu affectionne. Il serait injuste que ton enfant ne ressente pas cet amour que tu as pour la connaissance. Montre lui et dis lui explicitement à quel point ces connaissances sont hallucinantes! Et pourquoi elles le sont.

  4. Peut-être que tout ça a l’air très chronophage. Il y a des solutions. Comme je l’ai dit, en faire un rituel quotidien est une solution. Vous pouvez définir une durée limite. Il voudra très bientot la dépasser, tu verras. Une solution qui peut être exploitée c’est le journal personnel. Tout enfant devrait en avoir au moins un.
    Tu as souvent déjà vécu ce moment ou il veut absolument te raconter une histoire mais tu n’es pas disponible. Ca te soule, ca le frustre et une belle histoire est perdue à peut-être jamais. Donne l’opportunité à ton enfant d’écrire toutes ces histoires. De cette façon tu pourras les lire quand tu voudras. Tu le féliciteras à mort et le remerciera. Et tu pourras lui donner de précieux conseils pour qu’il s’améliore en tant qu’auteur. Sache qu’en faisant ça tu fais de ton môme réellement un auteur et que tu boostes ses capacités à écrire juste, à tranmettre et à acquérir des connaissances, à communiquer avec les autres et à gérer ses émotions. Mais tu les boostes à fond.
    Bref. je me suis méga éloigné du sujet. Les ateliers d’écriture ce sera pour une autre fois.
    En attendant, c’est aussi une option que ton fils ait aussi un journal de recherche dans lequel il écrit ses questions et ses découvertes. Il pourra démarrer dedans comme il voudra au début, mais une règle est que toi tu veux pouvoir le lire pour découvrir toutes ces choses. (s’il veut un journal secret il peut en avoir autant qu’il veut mais celui là non. Papa est trop curieux. C’est comme ca!).
    Au fur et à mesure, tu pourras lui enseigner comment structurer son journal de recherche à la façon d’un vrai scientifique aventurier.

  5. Enrichir ton gamin:
    trouver des jeux éducatifs, créer des jeux éducatifs, l’emmener au musée, etc. etc. etc.

Un jeu éducatif ca peut etre juste des cartes question avec réponse au verso. C’est déjà interactif. c’est déjà mieux qu’une foutue fiche. après, on peut créer un memory ou un jeu de bataille avec n’importe quel objet d’apprentissage scolaire (livrets, accord du groupe nominal, conjugaison,géométrie, tout!).
Y au aussi des super jeux de société faits pour travailler des trucs scolaires.

Voila. Premier début d’approche je m’arrete là. Tu vois que sur 5 points on s’est pas mal éloigner du format très scolaire pour avancer vers une approche plus séduisante de l’apprentissage. Le centre c’est ça. Depuis sa création, l’école a développé cette vilaine tendance à dégouter les enfants du savoir et de l’apprentissage. Or il y a peu de choses en ce monde qui soient plus délicieuses que d’apprendre quelque chose de vraiment nouveau et de vraiment utile. Et ça, même si des profs savent véhiculer ce message, c’est aux parents de le faire découvrir aux enfants. Et quel bonheur de pouvoir le faire découvrir!

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Bonjour JohnBernieFitzgerald
Bonjour tout le monde.

Merci pour tout ses conseils.

J’en applique déjà certains. Mais je vais me pencher sur ceux que je ne connaissais pas, ou appliquait pas.

Je te ferai un petit coup daté, dans quelques temps.
Merci.

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