Franck Zobard et les putes magiques - Chapitre 2 - Beurette affamée

« Y’en a un peu plus, je vous le mets quand même ? »

Au moment où j’écris les lignes qui suivent, j’ignore l’existence de la communauté de la pompe à bite. Maîtres punters, experts en putologie appliquée, docteurs en putotologie quantique, l’élite naissante qui fourmille sur ce forum m’est parfaitement étrangère. J’avance seul, en terre inconnue, n’ignorant pas que d’autres ont découvert l’Amérique avant moi.

Bien mieux qu’un continent, avec la pipe d’Alexia (voir le chapitre 1 un peu bâclé), j’ai entr’aperçu un monde magique : « abracadabra, ma bite dans ta chatte ! »

Et pour que le tour fonctionne, il suffit de quelques billets.

8 aout 2018, une journée ensoleillée. Je me décide à aller voir beurette affamée, je l’ai vu sur un site d’escort-girl. Les photos sont plutôt aguichantes et elle reçoit dans une petite ville à une quinzaine de kilomètres de chez moi. Alors, avec mon smartphone à deux balles, je tape le message de mes deux boules :

  • Bonjour, votre annonce est-elle toujours d’actualité ? Si oui, êtes-vous disponible aujourd’hui ?
  • Oui
  • Cool ! Quels tarifs ?
  • 100e 30min fel nat 150e 1h et jfait pas la sodo
  • C’est ok pour moi, 16h30 ça te va ?

Je vouvoie et après je tutoie, mais c’est sûrement sans importance. Je lui balance une photo de moi, avec des lunettes de soleil. Elle m’indique l’adresse exacte, le rendez-vous est pris. Je me sens comme un artiste, le trac tente de s’installer alors je me concentre et avale un comprimé de Cialis que je me suis fais prescrire suite à une panne d’érection presque traumatisante.

J’arrive dans la rue, un peu en avance, me stationne et scrute les alentours. Rien de glauque à l’horizon. Il est 16h18 quand j’envoie un SMS lui indiquant que je suis devant la grille d’entrée munie d’un digicode.

J’attends.

Ça y est, elle m’ a envoyé le code alors j’entre dans la cour et regarde les noms inscrits sur les portes d’entrées. Quels noms ? Il n’y a de noms nulle part. Je ne m’attendais pas à y voir inscrit « beurette affamée » mais son annonce mentionnait le prénom Ines. Je vois un type entrer dans l’un des bâtiments, il a la gueule d’un mec qui va voir une pute. Mais impossible qu’il aille voir ma beurette puisque c’est l’heure de mon rendez-vous. Je demande des indications.

J’attends.

c’est dans le bâtiment dans lequel est entré le type. Je cherche, un chien aboie, le gars à vannes passe et cherche dans tous les étages et toujours pas de noms aux portes. Je commence à avoir envie de pisser et les informations arrivent au compte-gouttes, c’est quoi ce jeu à la con, je me hasarde à sonner à une porte. Rien. Pourtant il y a du monde, on entend de la musique. Et toujours ces aboiements à l’étage qui me font sortir. J’attends encore. J’ai vraiment envie de pisser maintenant. Puis arrive le SMS de la dernière chance:

  • mn client va sortir et jsuis à toi

Pas besoin d’un dessin, elle a fait passer l’autre type avant moi.

Je sonne à nouveau, on m’ouvre. Il est 17h15, j’entre en scène, décontracté comme un vendeur d’aspirateur qui trouve enfin une porte ouverte. Je suis accueilli par ma beurette qui tient un pitbull. Même pas peur ! Ce molosse a un regard de chaton. L’appartement est petit et elle doit enfermer le toutou dans la pièce qui fait la salle de bain et WC. Oui mais j’ai envie de pisser moi ! On ressort l’animal, j’urine et me passe de l’eau sur le bout pour être propre. On re-rentre le bestiau et on peut passer aux choses sérieuses.

Je lui file les 100 balles, qu’elle planque illico. Tandis qu’elle cherche une télécommande, je lui pelote le cul à la manière d’un paysan qui vient d’acheter une vache moins bien que sur le catalogue. Elle semble fatiguée et je comprends pourquoi en voyant le cendrier débordant de mégots douteux. La télécommande, c’était pour monter le volume des clips de RAP qui donnent une ambiance festive de cave de cité. Pas rabat joie, je savoure l’instant en me disant que ça fait partie du voyage. Pour entendre Chopin, il faut aller voir polonaise affamée.

Faire la queue pendant une heure pour quelques minutes d’adrénaline au grand manège, vous connaissez sûrement ! Attachez vos ceintures, attention au décollage ! Mes fringues ont quittés mon corps presque instantanément et ma beurette me demande de m’allonger sur son baisodrome pour s’occuper du pilote, alors je lui donne quelques consignes:

  • Je préfère être debout pour me faire sucer, et toi à genoux.

Elle ne semble pas apprécier les directives et évoque un mal de genou. Va pour l’horizontalité du baisodrome. Elle tente d’activer les boosters sans entrain, à la manière d’une stagiaire qui fait un boulot chiant et qui attend l’heure de sortie pour aller faire du shopping. Zobard prend les commandes :

  • Tu aimes sucer ?
  • Non, pas tellement.
  • Ça se voit, il faut avoir envie de sucer pour bien sucer ! Lui dis-je sèchement.

Alors elle s’applique, fait les efforts d’une stagiaire qui veut garder son boulot. Elle doit avoir des rêves comme tout le monde ma beurette, mais mon grand manège à moi, c’est elle. Et j’ai payé mon tour.

Sa bouche pompe bien maintenant et le résultat est très satisfaisant, alors avec courtoisie et élégance je lui dis :

  • Je peux te baiser la bouche ?
  • Non

Je la regarde, incrédule.

  • Tes clients ne te le demandent pas ?
  • Non

Tu parles d’un grand manège ! J’ai très envie d’aller visiter sa chatte maintenant, alors j’enfile une King Size grand confort que j’ai emmené. Ma stagiaire s’allonge su le dos, tente de lubrifier naturellement son orifice avec une dextérité de pianiste de banlieue. J’arrive pour la visite et elle me dit des trucs chiants : que c’est trop gros et qu’il ne faut pas aller trop loin. On dirait que ça lui fait mal, bordel de merde ! Pour le plaisir partagé c’est raté, alors on fait quoi ? Et toujours cette musique de révoltés de la capuche qui m’incite à me révolter du capuchon.

J’y vais cool au début histoire d’avoir l’air compréhensif et puis le naturel arrive au galop. Et un bourrin qui galope, même avec modération, c’est pas facile pour la cavalière ! Je lui propose la levrette, qu’elle refuse.

Elle est chiante alors je passe en mode connard :

  • Regarde-moi dans les yeux, ça va mieux là ? Tu commences à aimer ça ? Regarde-moi ! Je te fais pas mal là ?

Elle ne me regarde pas, aimerait sûrement être ailleurs mais contient sa gêne et attend que je finisse mon tour de manège. Je bourrine tranquillement en jouant avec ses nibards.

Maintenant, je me sens acteur de série Z jouant le rôle d’un Alien qui viole une humaine. Pas de caméra, pas de spectateurs mais je continue un peu pour la gloire. Elle remonte son soutien-gorge avec pudeur, alors qu’elle a un Alien qui s’agite au fond d’elle et qui approche son souffle rauque. On va épargner l’humaine, elle ne sera pas fécondée pour donner naissance à un hybride. Je maitrise le point de gravité encore un instant et choisis de quitter l’orbite. Au revoir la terre, je jouis.

Le spectacle est terminé, le titre était trompeur et je comprends pourquoi ma beurette n’était pas si affamée en voyant la collection de capotes usagées dans la poubelle de sa cuisine. Je remets mes fringues et lui demande si elle vend de la beuh. Elle me donne une réponse négative avec méfiance, me prenant sans doute pour un flic.

Dans la vie de tous les jours, cette jeune femme ne m’aurait jamais adressé la parole, et par la magie du destin, elle m’a apporté du bonheur en m’accordant une partie de son âme.

Le lendemain elle m’envoie le message suivant :

  • jsuis dispo

Dans le ciel de Zobard, il flotte une montgolfière en forme de point d’interrogation.

Parfois, on a des idées bizarres :

La semaine suivante, le commençais à narrer cette histoire et la précédente à deux collègues de boulot, et les voyant captivés, je décidai de les raconter par écrit.

Ainsi, je me suis aperçu que je prenais un plaisir étrange à écrire et sentais de nouvelles connexions neuronales s’établir dans mon cerveau.

Un mécanisme obscur s’est enclenché.

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Récit très bien narré mon cher @Franck_Z_G1 :+1:

Tu es tombé sur la pute de cité française typique, tout y était : prise de contact par sms froide et basique, indications géographiques au compte goûte, agenda mal géré, chien dangereux, fille blasée à enchaîner les clients toute la journée, clips de rap, shit/weed.

Ton argent a assurément fini à 50% minimum dans la poche de Touffik, «l’amoureux» proxénète toxicomane fan du coran qui a arrêté l’école en 3ème et qui fait tapiner sa belle.

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Merci @SilvioBerluscunni
J’en ai d’autres sous le coude. :wink:

putain t’es parti loin

@Francois.G1 Oui je sais, on peut trouver ça choquant.
Je pars beaucoup plus loin dans certains chapitres à venir, mais sans choquer.
Enfin, je crois… :thinking:

@Franck_Z_G1 vas y mets les bouchées doubles c’est un régal mdr

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