"Plus nous nous élevons et plus nous paraissons petits à ceux qui ne savent pas voler"

Bonjour Messieurs,

J’aborde aujourd’hui un sujet important dans le développement de chaque personne.

Depuis 2 ans je m’efforce de rendre ma vie meilleure (finances, relations, sexe, etc). De part mes constantes évolutions je perds de plus en plus de contact auprès de mes (anciens) proches.
Car je me rend compte que je ne suis plus en accord avec eux, et ça me fais beaucoup de mal. Comment se fait-il qu’autant ma famille que de proches amis sois aussi différent et trop endormi.

Mon problème est que je passe pour un ovni auprès de plus en plus de personnes. Je refuse des sorties et parfois d’investir dans une relation avec une fille (pour le moment) car je concentre toute mon énergie sur l’acquisition de compétences/argent/liberté financière.

Donc je ne sors que très rarement et on penses que je suis radin, je ne vois que très rarement de fille et on pense que ce n’est pas normal.

Je sais que l’environnement est d’un des facteurs les plus puissants pour se développer, et je pense que je suis dans un cercle vicieux qui ne me permet pas d’exploser comme je le voudrais.
Ma difficulté est comment partir (proches, amis), je me retrouve seul et parfois mon moral baisse.
Je sens que je suis dans un tournant et je vais devoir prendre une décision.

Pour les plus aguerris du forum, comment vous y êtes vous pris quand vous avez compris que votre cercle était mauvais et vous tiré vers le bas. Comment avez vous gérer la solitude (de passage). Vers quoi vous êtes-vous tournés ?

Merci de vos réponses par avance.

Bienvenue dans la marginalisation.

Bien que je ne sois pas encore un riche entrepreneur libre et épanoui, ma marginalisation s’est faite déjà par ma vision radicale (« radical », n’est pas un vilain mot, contrairement à ce qu’en font les médias) des choses.
C’est naturellement que mes « amis » m’ont lâché les uns après les autres. Donc, je n’ai pas eu de ménage à faire.

L’erreur que j’ai pu faire, ça a été de croire pendant longtemps que j’étais le fautif. Je me trompais.
Malheureusement, ça m’a miné.
Ne fais pas la même erreur. Si tu es resté correct avec ces gens qui te tournent malgré tout le dos, alors tu n’es en rien fautif.

Je me dois de te rassurer: si tu vas perdre des gens sur le chemin, tu vas en trouver d’autres, qui seront beaucoup plus proche de ta perception des choses.
En somme, tu vas changer de tribu.

Quant à la solitude, elle te laissera du temps libre. Comme tu auras moins d’obligations à voir des gens avec lesquels tu es contraint de faire semblant, tu ne vas peut-être même pas voir ça comme une punition, mais comme une libération.

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Merci pour ton retour précieux.

Comment as-tu géré le fait de perdre des amis que tu connaissais depuis très longtemps (+5/10ans) ?

Hello camarade,

je vis actuellement dans la même situation que toi. J’ai perdu la quasi totalité des personnes de mon entourage, et je ne le regrette absolument pas. Cependant il est vrai que c’est difficile de rester constamment motivé lorsqu’on s’aperçoit qu’au final, on a plus vraiment qui que ce soit pour s’exprimer ou partager ses idées, qu’on aimerait pouvoir développer un projet ou s’entraîner sur un domaine, et que personne ne comprend ou ne cherche à s’intéresser à notre vision de voir les choses.

Mais si je peux te donner un conseil, n’essaie plus de rester le cul coincé entre 2 chaises, affirme-toi définitivement et fais comprendre à ton entourage que tu as décidé d’avancer dans la vie, et que seul ceux qui le souhaitent vraiment pourront continuer à passer du temps en ta compagnie.

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Plutôt des amis que je connaissais depuis plus de 20 ans.

Je me suis d’abord remis en question (on est jamais à l’abri de se comporter comme le dernier des connards), en analysant froidement la situation.
Ainsi, je me suis aperçu que je n’étais pas en tort.
Pour être honnête, prévaut alors un sentiment d’injustice. Alors, il faut prendre en maturité: « nietchevo » disent les Slaves, « c’est la vie » disent les Français.
La tristesse qu’on peut ressentir dans ce genre de cas, vient d’un romantisme/sentimentalisme un peu enfantin, où l’on croit que c’est toujours à la vie, à la mort.
J’ai lu quelque part sur le forum un truc qui fait réfléchir, une citation d’Aristote, je crois : « quelqu’un qui n’est plus ton ami ne l’a jamais été ».

Parallèlement à ça, j’avais rencontré d’autres personnes plus en accord avec qui je devenais. Ou j’allais les rencontrer.

Ne t’empoisonne pas l’esprit avec ça. Qui sait, certains de ceux que tu perdras de vue aujourd’hui, tu les retrouveras peut-être un jour.

Il me vient à l’esprit un vieux slogan, très juste : « qui m’aime, me suive! ».
Ça résume assez bien la situation.

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