Survivalisme et autonomie

Salut,

Depuis quelque temps je me penche sérieusement sur le sujet du survivalisme.

Suite à la découverte des livres de Piero San Giorgio, du youtubeur et blogger Vol West et de l’ économiste Pierre Jovanovich j’ ai commencé à prendre conscience que l’ on est proche de l effondrement sur de nombreux thèmes : surpopulation, pénurie d’ eau, économie de la dette, raréfaction des matières premières, immigration, dérèglement climatique… Et sur le plan personnel maladie, accident, incendie, perte d’ emploi.

J’ ai de mon côté commencé à mettre en place des moyens d’action qui me permettent de me rapprocher d’ une certaine autonomie et d’ être résilient en cas de problème.

Je n’ ai pas une approche du sujet à la “Mad Max” mais plutôt la recherche d’ une indépendance vis à vis de l’ état providence qui me permettra, si effondrement il y a, d’ avoir un plan de secours. En même temps cette émancipation permet de reprendre un peu en main les rennes de ma vie et d’ assurer seul des tâches que l’on a tendance à déléguer, comme la santé, l’ éducation, la protection individuelle…

Je suis loin d’ être totalement autonome, surtout niveau financier car je suis salarié mais la aussi j’y travail afin d’ avoir des sources de revenues indépendantes et variées.

J’ aimerai avoir vos avis sur le sujet, suis-je parano ? quel est votre point de vue ? avez vous mis en place des stratégies ?

Sujet très vaste Astaa,

Je me suis un peu plongé la dedans vers 2012 (permaculture, acquisition de compétences, équipement etc.)
J’ai infiniment de respect pour Piero, et c’est son livre qui m’a donné le déclic, mais je ne suis pas tout à fait d’accord sur sa vision de l’effondrement (même si il vise large pour prévoir tous les scénarios).

Déja, il faut relativiser car lui ou Jovanovic parlent d’effondrement imminent, depuis 2011… ça peut encore durer 20 ans comme ça. (ou 400)

Car il ne faut pas sous-estimer la faculté de l’ennemi à se maintenir en place.
Faut quand même bien comprendre qu’ils en sont à créer de la monnaie sans aucune limite pour faire tenir les états. (taux négatifs etc.). Ils ont fait passer les lois pour vider nos comptes en cas de bank-run.
Donc imaginer un effondrement économique quand les gars ont la ressource infinie, c’est mal barré.
Et ce ne sont pas la Chine ou la Russie qui pourront changer l’économie mondiale, car ils profitent aussi du système. (la Russie de moins en moins, certes)

Ensuite il y a la possibilité des pénuries, genre essence, eau etc. OK.
Mais c’est pas bien grave, les pauvres crèveront ou feront du vélo, et les riches garderont la ressource pour eux, c’est tout… Regarde ce qu’il se passe à Haiti ou dans le tiers-monde.
Les riches vivent bien, les pauvres crèvent, y’a pas de mad-max ni de fin du monde.
La plupart des gens ne se rendent même pas compte qu’ils vivent dans une poubelle à ciel ouvert.
Ça sera pareil pour la France.
On est passé de la bombe atomique/fusée Arianne/TGV à booba/hanouna/ camps de migrant en plein paris/ 320 viols par jour… en 50 ans…
Personne ne se rends compte de la chute vertigineuse d’un pays qui avait autant de prestige. :slight_smile:

Il y a aussi la possibilité d’une guerre raciale, effectivement.
60% d’extra européens sur le sol Français dans 15 ans, chute de production, les quelques blancs n’arrivent plus a faire vivre tous les parasites du haut comme du bas (les gilets jaune en sont les premiers symptomes), la détestation du blanc qui augmente, et une fois au pouvoir ils vont nous faire ce qu’il se passe en ce moment en Afrique du Sud.
Pays à la pointe, devenu un shithole en quelques années, et maintenant c’est l’heure du massacre des blancs par milliers dans l’indifférence internationale.
Là encore, les riches n’ont aucun problème, il n’y a pas de mad-max, la vie continue normalement pour 90% des gens la bas. Certains dans la merde, d’autres dans la soie.

Bref, l’effondrement économique ou la fin du monde est un bien grand mot.
Il y aura des crises plus ou moins importantes, les parasites du haut s’en sortiront très bien, le peuple essaiera de vivre du mieux possible au milieu du caca ambiant. Certains plus malins auront déja prévu des solutions : sédentarisation, communautarisation, fuite dans un autre pays etc.

Par exemple, le jour ou la France s’effondrera, le Russe ou l’Australien ne verra aucune différence dans sa vie. Ça sera pas la fin du monde, juste la France qui est tombée encore un peu plus bas. :slight_smile:

Les stratégies les plus utiles sont pour moi :

  • Commencer par avoir de l’argent. Pour être libre sans vivre comme un zadiste, y’a pas de secret.
  • Avoir sa maison avec un minimum de terrain, dans une région vivable. (la montagne de Piero, j’aurai pas pu)
  • Habiter loin du mordor.
    Pas besoin d’être éloigné de la civilisation, mais au moins ne pas vivre au milieu des Orcs.
    Car le but c’est quand même de profiter de la vie et de vivre bien, avec toute la technologie et les services que payent nos impôts, MAIS d’être en sécurité au quotidien.
  • Avoir des voisins sains et intelligents.
    Car si la situation se tend, il faudra se serrer les coudes avec des gens qui pensent comme toi et qui ont aussi vu arriver les choses longtemps à l’avance.
  • Acquérir des compétences de base pour ta vie de tous les jours:
    Savoir bricoler, connaitre un minimum la mécanique, formation aux premiers secours, savoir soigner quelqu’un (une petite femme infirmière/ dentiste/ pharmacienne/ vétérinaire/ médecin/ marche très bien. Tu n’es pas obligé d’avoir toutes les compétences tout seul), savoir faire pousser des légumes (faut pas croire que c’est simple, ni facile) savoir tailler des arbres pour la fructification (le meilleur rapport facilité/efficacité), donc logiquement il faut aussi savoir faire des conserves etc…
  • Etre en bonne santé, physique et mentale. Faire un sport de combat.
  • Avoir un minimum de matériel :
    Outils, vélos, voitures, armes etc… Mais on peut tout imaginer suivant la région : Panneaux solaires si ils sont bien cachés (car en cas de problème, les maisons qui en possèdent seront les premières visitées), four solaire, outils de pèche/de chasse etc.
  • Avoir un filtre Berkey pour filtrer l’eau, c’est très bien au quotidien et utile en cas de soucis. (travaux sur le réseau ou coupure suite aux intempéries). Une cartouche de filtre dure 10 ans… y’a pas mieux.
  • Avoir un minimum de stock de bouffe.
    Quand tu veux pas faire les courses, ou que tu es bloqué par la neige, tu es bien content d’avoir de la réserve. Stock de conserves ou des pates/riz/semoule et plus si affinité.

J’en ai lu des trucs là dessus, et vu des vidéos de ce fameux San Giorgio, et je ne peux pas m’empêcher de penser que c’est une immense connerie de business de la trouille pour des faibles fantasmeurs qui se chient dessus.

Désolé pour ceux qui sont à fond là dedans, je respecte cependant vos positions.

J’ai du mal à imaginer un chaos de la sorte, franchement, chaos qui évoluerai vers un retour à la nature ou une connerie du genre pour survivre. À la limite la potentialité d’une attaque chimique quelque part un jour est pour moi nettement plus élevée qu’un chaos généralisé.

Et dans ce cas là j’aurais beau avoir fait un stock de 50 kg de cassoulet en boîte et saucisse lentilles, appris à faire du feu avec un poil de fion et un morceau de gravier, acheté toutes les formations et livres des mecs qui surfent sur la vague de la peur, et bien je crèverai comme tout les autres.

Je me refuse à engraisser financièrement quelques hurluberlus qui ont ramené ce concept des États-Unis (où les survivalistes sont de gros beaufs), en comprenant qu’ils pouvaient faire facilement du pognon majoritairement auprès d’adeptes de fictions et sur complotistes en nourrissant leurs fantasmes paranoïaques.

Si jamais un potentiel chaos (ce à quoi encore une fois je ne crois PAS du tout) arrivait, j’ai lu que certains survivalistes préconisaient de fuir les villes pour se barrer en campagne, du coup j’irai tout simplement voler les denrées qu’ils auront lâchement laissé chez eux et lâcherai des gros pets sur leur sofa après avoir bouffé leur cassoulet.

Je préfère donc vivre ma vie sans ce genre de potentialité trop fumeuse à mon sens, ce genre de délire n’est définitivement pas pour moi.

Pourquoi pas une attaque extraterrestre tant qu’on y est ?

J’exclu du survivalisme la permaculture par exemple, qui est simplement un moyen de se nourrir sainement et de façon plus économique. Là on parle de logique. Ou apprendre un art martial pour avoir une activité sportive et être capable de réagir à une agression, là aussi je dis oui.

Mais les stocks de bouffe, les entraînements de survie et autres conneries non merci. Chiez vous dessus sans moi.

lol @SilvioBerluscunni justement ce n’ est pas du tout cette approche du survivalisme dont je parle.

J’ ai précisé ne pas avoir une approche à la “Mad Max”. Vol West est justement plus dans ma vision du survivalisme, d’ ailleurs ce gars m’ inspire beaucoup.

Les risques d’ apocalypse, d ‘extra terrestres, d’ explosion nucléaire ou autre guerre chimique sont très faibles. Les risques dans le futur de crise économique, de pénurie d’ eau voir de guerre civile sont un peu plus plausibles déjà.
Par contre une tempête ( j habite le long de la côte ), un incendie, une maladie, une perte d’ emploi ne sont pas rare et j’y ai déjà été confronté.

Le survivalisme n ‘est pas forcement l’ image du “redneck” armé jusqu’ au dent avec 5 de bouffe dégueu dans sa cave.

Mon approche est plutôt une exode urbaine, car les grandes villes sont devenues invivables, se rapprocher de la nature, avoir un petit potager, réapprendre à pécher et chasser, bricoler…
Oui s’ armer et apprendre à se battre aussi mais pas pour shooter des extra terrestres mais plus pour protéger sa famille et ne pas dépendre d’ un système étatique qui est inefficace. Reprendre en main sa santé et certaines connaissances médicales de première urgence ainsi que des notions de bases de médecine la aussi pour s’ émanciper le plus possible d’ un système de santé en chute libre.
Être autonome en eau ( filtre Berkey, il devrait être obligatoire d’ ailleurs vu les dégâts liés aux bouteilles plastique), avoir une réserve de nourriture de qualité ( conserves homemade ) afin déjà de manger des bon fruits et légumes en hiver et de s’ affranchir des supermarchés.
Se libérer du salariat ( mon point faible ) et savoir pratiquer plusieurs métiers ( manuel, intellectuel ).

Les deux piliers pour moi sont :

  • Être résilient en cas de chute de la normalité quelle qu’elle soit.
  • Viser le maximum d’ autonomie possible vis à vis de l’ état, big pharma et l’industrie agro-alimentaire.

Le seul but : la LIBERTE la vraie !

Au passage les GJ devraient s’ inspirer de cet état d’ esprit plutôt que de revendiquer toujours plus de soutient étatique.

Intéressant le filtre Berkey, je ne connaissais pas.

Ton approche est pleine de sens, je pense que le pilier principal à travailler si tu veux quitter une grande ville est justement tes revenus.

Je ne connais pas ta profession ou ton domaine de compétence pro, mais est il possible de réaliser ça à ton compte et à distance avec une bonne connexion Internet ?

À contrario si c’est plus un domaine manuel ou nécessitant un contact physique inévitable (médecine etc) ce peut être plus compliqué d’être trop isolé.

@SilvioBerluscunni j ai déjà déserté la ville. Mais c était avant ma découverte de la philosophie survivaliste.

Le pilier que je travail est le salariat, je suis ouvrier spécialisé dans un domaine avantageux, il faut que je soit présent sur mon lieu de travail.

Le seul moyen de me libérer des mes chaines dorées est de faire un virage à 180 degrés dans ma vie professionnelle.

Encore faut il en avoir envie, ton métier te plait ? Peux tu l’exercer en freelance ?

Changer de vie n’est pas toujours la meilleure option.

Le risque de chute de normalité de plus de 1-2 jours est extrêmement faible.
Ceux qui tiennent les manettes ne les lâcheront jamais, et ils ont tous les leviers, donc il y a 99% de chances que tout continue dans une lente glissade pendant des décennies sans que la majorité (qui est maintenant remplacée) ne s’en rende compte .
Il faut surement plus s’adapter à cela, plutôt que de préparer des solutions pour un gros incident climatique ou social qui n’arrivera jamais.

Comme dit plus haut, se former, s’équiper, mais pour soi et pour se faciliter la vie de tous les jours.

Donc, si ton job est une prison dorée, il y a surement moyen d’améliorer ta prison et d’en tirer le maximum pour ta préparation personnelle.
Car l’indépendance pro. n’est pas toujours une amélioration de sa vie. Si c’est pour bosser 14 heures/jour pour en tirer un salaire de misère comme la plupart des indépendants, aménager sa prison est surement plus judicieux.

La vraie liberté c’est d’avoir du temps :slight_smile:
Bien sur, il faut de l’argent pour en profiter un minimum, mais le plus important est le temps.
Tu peux acquérir des compétences (en jardinage, médicales, physiques) ou baiser des femmes sans argent . En revanche si tu bosses 14h/j pour payer tes factures, tu ne feras jamais rien de tout ça.

Le temps est la ressource la plus rare au monde, on ne s’en rend souvent pas compte.
Le temps devient d’autant plus important quand on a des enfants, car il faut les former, les éduquer et cela ne se fait pas tout seul.
Si tu as passé ta vie a bosser pour avoir de l’argent et que tu te retrouves avec des enfants gauchistes (donc des malades mentaux) mal élevés (que tu as gaché par ton absence) et qui ne t’apportent que des problèmes. Tu t’es planté, même si ton compte est bien rempli.

Tes enfants, c’est toi, mais en mieux. Ils sont l’avenir de tes gênes, ton immortalité.
Mais pour cela, il faut être présent et leur expliquer tout ce que tu sais dès le plus jeune age.
Ce que les autres apprennent en faisant des erreurs à 25 ans, tes enfants doivent déja le savoir à 12.

Quelque-part, est-ce que ce n’est pas ça le vrai survivalisme : s’assurer une saine descendance.

5 J'aimes

Est ce que mon metier le plaît… bonne question.
Je me suis souvent posé cette question, sachant que depuis mes 16 ans je n ai jamais réussit à trouver une occupation qui pourrait me plaire en la pratiquant plus de 20h par semaine.

Il ne me plaît pas mais me convient. Si je pouvais le faire en free lance 20h par semaine aux quatre coins du monde alors il me plaîrait. Mais c est impossible.

@LaCouilleVaincra c’ est justement le faîte de devenir père qui m’ a donné envie de développer ma capacité à être résilient afin d’ offrir un parachute de secours à ma famille.

Mon indépendance financière se fera avec douceur et en parallèle de mon travail de salarié afin là aussi d’ avoir plusieurs plan d’ action. Mais le temps est effectivement une des richesses qui me tient aussi très à coeur, bien plus que les belles voitures ou les villas de luxe.

Il faut surement plus s’adapter à cela, plutôt que de préparer des solutions pour un gros incident climatique ou social qui n’arrivera jamais.

La phrase la plus intelligente du forum à mes yeux :ok_hand: